juin 30, 2008
Quatrième de couverture (extrait) :
Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s’interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal. À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère.
Mon avis :
Je n’ai pas copier toute la quatrième de couverture car je trouve qu’elle dévoile trop l’intrigue.
Michèle Lesbre nous prend doucement part la main et nous installe à côté d’Anne, dans ce train qui l’amène près du lac Baïkal en Russie où elle espère donc retrouvé Gyl.
Ces pensées, comme les paysages russes, défilent. Ils s’en échappent des références littéraires, des souvenirs de Gyl, et puis surtout de Clémence, à Paris sur son canapé rouge, qui l’attend là-bas.
Au fil des jours, de ses rencontres, Anne découvrira le vrai but de son voyage.
Un très joli roman, doux et délicat, à déguster tendrement.
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juin 26, 2008
Quatrième de couverture :
Le monde de la petite Marion vacille. Elle aime sa mère, Fanny, mais une dissonance s’installe dans leur relation. Une voix un peu trop haute, des emportements inexplicables, un silence embarrassé à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion apprend : Fanny est maniaco-dépressive. Les rôles s’inversent alors. L’adolescente endosse cette raison qui doucement quitte sa mère. Elle la protège, la couvre en taisant ses excès. Mais l’amour ne suffit pas pour terrasser la folie.
Mon avis :
J’avais eu envie de lire ce livre grâce à la critique positif de Bibliomane. J’ai ensuite appris qu’il avait été récompensé par le Prix des Lecteurs du Télégramme (tout récemment) et le Prix des Lectrices de Elle.
Je peux vous dire que ce livre mérite ces deux prix ! En effet Marie Sizun nous livre ici une histoire absolument bouleversante et pleine d’émotion.
Le lecteur est directement interpellé, happé par l’histoire, car tout le récit est à la deuxième personne. Nous voilà donc à la place de Marion, avec ces peurs, ces inquiétudes et son amour.
Un très beau livre d’une auteur qui mériterait d’être plus connues.
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juin 25, 2008
Quatrième de couverture :
Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches - Calvados - en 2002, en passant par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ses personnages s’ils n’avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l’épice particulière des soirs d’été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés. Ceux d’avant.
Mon avis :
J’ai pas mal entendu parlé de cet auteur sur la blogosphère, je ne pense pas avoir choisit un de ces romans majeurs pour le découvrir.
Ce petit livre d’une centaine de pages à peine, est sympathique, les points de vues des personnages s’enchaînent et se recoupent. Il y a une foule de personnages et j’ai parfois dût revenir en arrière pour retrouver qui était exactement telle personne etc…
Mais bon dans l’ensemble ce livre est agréable, mais il ne restera pas dans ma mémoire très longtemps. Le genre de livre qu’on lit à la plage justement…
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juin 24, 2008
Quatrième de couverture :
Sur la terrasse d’un café dominant la baie de Baxter’s Teeth, deux familles, qui semblent n’en former qu’une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l’affection qu’elles se portent s’est doublée peu à peu d’un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l’autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l’ombre débarque dans ce tableau idyllique… Grâce à la légèreté de son écriture, Doris Lessing signe avec Les grand-mères un roman décapant sur les non-dits et la dissimulation.
Mon avis :
J’ai voulu continuer ma découverte des livres de Doris Lessing avec Les Grand-Mères. Pour être franche, je n’aurais pas du.
Je me suis tout simplement ennuyé avec ce livre. Je n’ai pas du tout accroché à l’histoire, c’est le genre de livre dont j’aurais oublier la trame d’ici une ou deux semaines, comme les bouquins de Marc Lévy. Je suis donc déçu car je ne m’attendais pas à un simple roman de gare de la part de cette auteur.
Enfin cela ne m’empêchera pas de lire les deux autres tomes des Nouvelles africaines. J’ai envie de retrouver la Doris Lessing que j’aime, qui m’embarque loin, en Afrique ou ailleurs.
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juin 17, 2008
Quatrième de couverture :
Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des menteurs émérites et éhontés. ” Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple qu’elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à la ruse et à l’artifice pour sauver sa vie.
Selon Homère, Ulysse à son retour de Troie massacra tous les prétendants à son trône qui, en son absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi pendre les douze servantes de Pénélope qu’il accusa de l’avoir trahi. Dans cette relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood, Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les Enfers sa propre version de l’histoire, celle d’une femme, d’une épouse, d’une mère et surtout d’une reine bien plus lucide et plus forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu’à aujourd’hui.
Mon avis :
Tout le monde connait les grandes lignes de l’Odyssée et les exploits du héros au cheveux roux, inventeur du fameux cheval de Troie qui offrit la victoire aux grecs. Mais Margaret Atwood nous propose ici de revivre cette aventure d’un point de vue original : celui de Pénélope, la femme d’Ulysse.
Pénélope va se pencher sur son passé depuis les Enfers, dans le jardin d’asphodèles. L’auteur réinvente l’histoire à sa manière, avec un humour noir et grinçant. Ulysse n’est pas aussi malin que le laisse croire le récit d’Homère, et Pénélope est loin d’être une femme naïve.
Un nouvelle aperçu de l’histoire d’Homère, moins glorieux certes, mais tout aussi intéressant.
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juin 16, 2008
L’histoire commence après la mort d’Œdipe, personnage mythologique que je vous présenterais en quelques mots : alors qu’il n’était pas encore née, un devin prédit à son père Laïos, roi de Thèbes que l’enfant tuerait son père et épouserait sa mère. Une prophétie que Laïos ne souhaitent pas voir réalisé, et il décide de tuer Œdipe à sa naissance. Mais l’enfant sera sauvé et recueillit. Par la suite la prédiction du devin se réalisera (je vous passe les détails). Œdipe épousera sa mère, Jocaste, et aura 4 enfants, Antigone, Ismène et surtout les deux jumeaux aînés : Polynice et Etéocle.
En découvrant ce la réalité, Jocaste se suicidera et Œdipe se crèvera les yeux. Aveugle il va partir errer sur les routes accompagné d’Antigone qui a alors une dizaine d’année.
Le roman va nous narrer le retour d’Antigone à Thèbes. Elle souhaite empêcher la guerre que se livre ses deux frères : Polynice et Etéocle pour le trône. Ils devaient au départ gouverner l’un après l’autre, un an sur deux. Mais Etéocle en prenant la couronne a ensuite refuser de la rendre à son frère. La guerre est alors déclaré entre les deux frères.
C’est un récit très beau et très profond que nous livre ici Henry Bauchau. Cela m’a donné envie de plonger dans l’univers de cet auteur que je ne connaissais pas du tout.
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juin 9, 2008
Quatrième de couverture :
Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l’écart du mond, s’est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd’hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l’extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l’invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l’imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida.
Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité.
Mon avis :
Un livre qui a déjà eu de gros succès, de multiples éloges. Je me suis tenté en le découvrant sur l’étagère de la bibliothèque. Je l’ai pris…
Et j’ai bien fais ! Ce livre est tout simplement envoûtant. Son histoire, que j’ai vraiment très original, j’y est vraiment accrochée et j’ai poursuivi ma lecture avec beaucoup de plaisir, attendant avec une grande impatience le dénouement.
La fin ne m’a pas déçue ! Elle m’a même comblée et surprise ! Un très bon livre !
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juin 1, 2008
Quatrième de couverture :
Deux avions se croisent en plein ciel quelque part au-dessu du pôle Nord ; l’un transporte un prefesseur américain brillant, spécialiste de Jane Austen, qui arrive d’une grande université de la côté Pacifique, l’autre un prefesseur anglais un peu médiocre qui vient d’une université des Midlands et n’a d’autre titre de gloire que de savoir concocter des épreuves d’examen. Ils ont décidé d’échanger leur poste pour une durée de six mois.
Mon avis :
C’est donc l’histoire de ces deux professeurs, qui à l’image de leur université respective sont assez opposés : Morris Zapp, orgueilleux et arrogant et Philip Swallow, le britannique ayant un manque total d’ambition.
David Lodge raconte avec beaucoup d’humour ce choc entre ces deux cultures. J’ai trouvé très original cette manière de raconter l’histoire en alternant les genres : épistolaire, articles de journaux, scénario de film… Cela rend le récit très dynamique et vivant.
Un livre vraiment très agréable à lire, surtout que le style de Lodge est très fluide, un vrai plaisir !
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mai 28, 2008
Quatrième de couverture :
Il en est de la narratrice, ici, comme de quelqu’un à qui jour après jour on volerait son enfance : ses parents dirigent un orphelinat, et il lui faut vivre la même vie collective et morne que ses camarades de l’institution. Une grisaille éclairée toutefois par la présence de Jun, le bel adolescent qu’elle aime tant contempler, à la piscine. Et par celle de Rie, une petite fille, son souffre-douleur, qu’elle tourmente à plaisir.
Mon avis :
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le style de Ogawa est très spécial. Elle instaure dans ce roman une atmosphère sombre pour décrire les pensées de cette adolescente, seule jeune fille ayant des parents parmi tout ces orphelins et pourtant celle qui se sent la plus seule.
Il y a un étrange contraste entre cette admiration pour Jun et son corps et cette cruauté malsaine envers la petite Rie.
J’ai trouvé ce livre un peu court pour me faire un avis définitif sur Ogawa. L’auteur ne manque pas de talent, mais je ne suis pas tout à fait sûre que son style me plaise. J’emprunterais d’autres de ces romans à la bibliothèque pour explorer un peu plus son univers.
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mai 16, 2008

Enfin ! J’ai mis la main sur ce livre, et le moins que l’on puisse dire, c’est que je l’ai dévoré !
Deux hommes, un vagabond et Christian von Tornedelf vont être réunis par le destin. L’un fuit le gibet, l’autre est un déserteur. Essayant tout les deux d’échapper à leurs poursuivants ils vont ensemble sceller un pacte d’amitié, dans un moulin au coeur de l’hiver…
Je n’ai pas très envie de vous dévoiler l’histoire, je préfèrerais que vous la découvriez par vous même ! Sachez que c’est une histoire d’usurpation d’identité et de fatalité, assez triste c’est vrai, l’auteur nous livre là un très beau roman.
Vous vous en doutez, j’ai adoré ! Leo Perutz à une imagination vraiment fantastique. J’ai trouvé cette histoire passionnante, absolument orginale. Ce cavalier suédois m’a fasciné. Un récit vraiment très agréable, saupoudré d’une petite touche de fantastique.
Un auteur à découvrir, je vous le conseille vivement !
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Publié par librheri