Candide de Voltaire

août 6, 2008

Quatrième de couverture :

Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son alégresse ? Sous la forme d’une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l’omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d’une expérience humaine, celle de l’auteur. Candide, on l’a dit, ce sont les “Confessions” de Voltaire, et c’est en cela qu’il nous émeut.

Mon avis :

Lire de la philosophie n’est pas toujours prise de tête, long et compliqué. Voltaire à l’art et la manière de nous divertir, tout en nous faisant partager ses idées.

Candide est un conte philosophique. A travers l’histoire de ce jeune héros naïf, comme l’indique son nom, le philosophe va montrer dès le début son avis contre la noblesse et cela avec une douce ironie. Le nom du baron ne trompe pas : Thunder-ten-tronckh, la pointe est a peine caché.

Ainsi tout le long de ce petit livre, du voyage initiaque de Candide, Voltaire multiplie les allusions et dénonçent les vices du monde.


Le Baron Perché de Italo Calvino

mai 6, 2008

Quatrième de couverture :

Un beau jour de 1767, à la suite d’une dispute avec ses parents, Côme, jeune baron de douze ans, grimpe dans les arbres du jardin? Il n’en descendra plus. De son nouveau royaume, il posera un regard curieux et amusé sur les événements historiques de la fin du XVIIIe siècle italien, et connaîtra l’amour…

Une éblouissante invention littéraire où la fantasie ouvre les portes à une brillante réflexion philosophique.

Mon avis :

Italo Calvino nous embarque avec beaucoup d’humour et une pointe de philosophie en Italie, au XVIIIème siècle. L’auteur va nous raconter l’histoire de ce jeune baron à travers le regard de son petit frère : Blaise. Côme refusant de refuser les escargots que ça soeur à préparer va finalement se révolter et se réfugier dans les arbres du jardin, refusant de redescendre. Ce n’est pas un simple caprice du jeune garçon, c’est une véritable opposition avec le monde qui l’entoure.

C’est dans ces arbres, que l’auteur décrit avec talent tout au long du récit, que Côme passera sa vie. Il y rencontrera Violette, Jean des Bruyères le célèbre bandit, et même Napoléon ! A travers les chemins aériens, il découvrira le monde aussi facilement que s’il avait les pieds sur terre.

Un auteur à découvrir donc ! :)


Le Roman de Renart

avril 6, 2008

Quatrième de couverture :

Dans le monde de Renart, les animaux miment les hommes et vivent en société à la manière féodale. Le lion roi suzerain, les barons Grimbert, le blaireau et Ysengrin le loup, les gens d’Eglise Tiercelin le corbeau ou Tibert le chat, et les petites gens comme Chantecler le coq, chacun a une personnalité bien à lui. Et parmi eux, le rusé goupil, Renart le bourgeois, trome allègrement son monde sous de multiples costumes.

Chevalier, médecin, sorcier ou roi, le farceur ne recule devant rien pour réussir ses bons tours.

Mon avis :

J’aime passer rapidement d’une période à l’autre, et cette fois-ci je me suis plongé au Moyen-Âge au XIIème siècle.

C’est donc avec une ribambelle de personnages que l’on va découvrir cet époque, car derrière ces petites fables, il y a souvent une satire de la société qui se cache. La pauvreté, la faim y sont aussi dénoncé.

Mais en plus de cela on s’amuse en compagnie de Renart qui imagine de nombreuses ruses, Ysengrin, Tiercelin et bien d’autres s’y laisseront prendre, mais parfois c’est Renart lui même qui ce fera piéger.

Le roman est divisé en nombreuses petites histoires, je n’en ais lu qu’une parti, l’oeuvre écrite par une trentaine d’auteurs étant vraiment énorme.

Dans une des histoires d’ailleurs, Tiercelin le corbeau après avoir voler un fromage ce le fait chiper par Renart, La Fontaine se serait-il inspiré de cet histoire ? Quelqu’un pourrait-il me le confirmer ?


Deux humanistes, deux visions opposées

mars 10, 2008

J’ai fais il y a peu de temps au lycée, un long cours sur les Humanistes, ces penseurs du XVème siècle. Le cours m’a intéressé et j’ai donc décidé d’aller un peu plus loin au travers de mes lectures dans cette période. Pour cela j’ai farfouillé dans la bibliothèque de mon frère et j’ai finalement trouvé : L’Utopie de Thomas More et Le Prince de Machiavel. Deux visions parfaitement opposées, l’un idéaliste et l’autre beaucoup plus sombre et réaliste ! Je n’ai pas la prétention ni la maturité de faire une analyse philosophique de ces œuvres. Je me contenterais donc de vous encourager à les lire si vous vous intéressez à cette période, et même si vous ne connaissez pas, c’est un bon moyen de s’y initier.

Une petite présentation des deux livres s’impose :

  • Dans l’Utopie de Thomas More, l’auteur nous présente une île imaginaire et parfaite : Utopia. Là-bas pas d’argent, chacun travaille pour le bien de la société et les biens sont collectifs. En cas de guerre des mercenaires sont engagés car les Utopiens sont un peuple pacifique. Tous les mécanismes de cette société idéale y sont présentés avec soin : du système d’administration, au mariage en passant pas les esclaves, etc…
  • En opposition Machiavel présente dans son livre tout ce que doit ou ne doit pas faire un bon Prince, il s’appui au cours de son récit de nombreux exemples historiques. Il explique en détails comment conquérir un état en fonction du type de cet l’état et décortique ensuite la manière de le garder en fonction de la manière dont le Prince l’a acquis (grâce aux armes, à la fortune, aux armes d’un autre…).
    Machiavel montre tout son machiavélisme, si j’ose dire, en conseillant ainsi de tuer le plus rapidement possible le prince usurpé et toute sa branche pour mieux s’assurer le pouvoir. Dans un autre passage (que je n’arrive plus à retrouver…) il affirme qu’il vaut mieux tuer les sujets gênants plutôt que de les maltraiter, on s’assure ainsi de leur silence. Un livre donc extrêmement cynique !

Alors évidemment il vaut mieux les lire à tête reposée car c’est tout de même de la philosophie, mais j’ai vraiment trouvé ces deux livres très intéressants.


Les Trois Mousquetaires de Alexandre Dumas

février 26, 2008

Mon avis :

Ces derniers temps, ma PAL étant au point mort, après avoir lu le dernier livre de ma pile, je farfouillais dans la bibliothèque familiale, et pris finalement Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas que je m’étais promis de lire il y a longtemps !

Je pense ne pas avoir besoin de vous présenter Porthos, Athos, Aramis et bien sûr d’Artagnan ! Tout le monde connaît en gros l’histoire de ces mousquetaires : l’affaire des ferrets, Milady, la reine et le Duc de Buckingham etc…

Si toutefois vous n’avez pas encore lu le livre, même si vous avez déjà vu une adaptation au cinéma, je vous conseille vivement de vous plonger dans la prose d’Alexandre Dumas. Cet incroyable conteur nous embarque dans son histoire et on palpite aux récits des aventures de d’Artagnan et de ces compagnons. On dévore avec passion ce gros pavé. A lire et à relire !


Le Dernier Jour d’un Condamné de Victor Hugo

décembre 16, 2007

Quatrième de couverture :

“Adieu l’espoir, adieu les roses, adieu la nature et le vent ; tout cela n’est plus à moi. Et Marie, ma pauvre petite fille ! Qui t’aimera désormais ? Mon cœur saigne toute ma rage…”
Qui parle ? Un homme semblable à tous les autres, dans l’attente de la mort. Dehors, dans la lumière pâle du petit matin, la guillotine projette son ombre sur le pavé. Dans quelques heures, cet homme sera exécuté. Son crime ? Il n’en dit rien. Le temps presse. Sur le papier qui lui reste, il jette encore ses terreurs et ses angoisses, se souvient du bonheur enfui… Qu’espère-t-il ? Conserver la force de se tenir debout.
“Que ce que j’écris ici puisse être un jour utile à d’autres, que cela arrête le juge prêt à juger, que cela sauve des malheureux, innocents ou coupables, de l’agonie à laquelle je suis condamné…”

Mon avis :

Ce livre est un vrai plaidoyer contre la peine de mort. On ne connait pas le crime du personnage, il en a commis un c’est sûr, il l’avoue. On va alors suivre la torture mentale que va subir cet homme, jusqu’au dénouement final, sur la guillotine.

Avant d’émettre un avis sur la peine de mort, pour ou contre, je pense qu’il est presque obligatoire de lire cet nouvelle de Victor Hugo. Ce n’est qu’après que l’on pourra dire si quelqu’un mérite vraiment cet lente agonie dans l’attente d’une mort certaine. Qui mérite de quitter le monde comme ça ? Seul face à la foule qui vous juge du regard sans rien savoir de vous.

Un livre très beau, très fort, qu’il faut l’avoir lu au moins une fois.


Au Bonheur des Dames de Emile Zola

septembre 9, 2007

Quatrième de couverture :

En face de la pauvre boutique du père Baudu, se dresse dans toute son arrogance le Bonheur des Dames, nouveau temple de la consommation féminine. Dans le Paris haussmannien débute déjà, menée par le fringant Octave Mouret, la bataille du commerce moderne.

Mon avis :

J’avais envie de lire Emile Zola et je n’avais que l’embarras du choix : dans la bibliothèque de ma mère, la collection complète des Rougon-Macquart possède une étagère à elle toute seule ! Après réflexion j’ai finalement choisis de commencer par Au bonheur des Dames, moins engagé que d’autres (L’Assommoir ou Germinal) et donc sûrement plus facile à lire.

J’ai tout simplement adoré ce livre. Il est très actuel et on retrouve beaucoup de techniques utilisées par les centres commerciaux d’aujourd’hui. A l’époque, la grande distribution n’était encore qu’à ses débuts, et l’on voit la naissance de notre société de consommation.

Malgré un dénouement plutôt heureux, tous n’est pas rose. Ainsi le sort de tous ces petits commerces qui ont fais faillites est terrible. Des familles prospères se sont retrouvées sans un sou.


Orgueil et Préjugés de Jane Austen

septembre 2, 2007

Quatrième de couverture :

Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d’un mariage: l’héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n’est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l’épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu’il n’y a en fait qu’un héros qui est l’héroïne, et que c’est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

Mon avis :

J’avais déjà lu la nouvelle : Lady Susan de Jane Austen, mais c’est dans ses romans qu’elle nous montre tout son talent, elle développe ainsi des personnages, riches et diversifiés. On est plongé dans l’histoire de la famille Bennett, on attend avec autant d’impatience qu’eux les invitations et les bals.

Pas de grands gestes héroïques, pas d’actions ou de suspense, le livre est majoritairement constitué de dialogues. Cela ne plaira pas à tous le monde, mais j’ai trouvé que cela restait vraiment passionnant, les relations entres les personnages évoluent, on partage les doutes et les espoirs de l’héroïne. En clair, on est emmené avec elle à la fin du XVIIIème siècle.

Dès ce soir je regarderais sûrement le film, et je rajoute sans hésitation à ma PAL les autres livres de Jane Austen. ;)


Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas

août 25, 2007

Histoire :

Edmond Dantès revient à bord du Pharaon au port de Marseille, la perte du capitaine au court du voyage l’a propulsé à la tête du navire. C’est un jeune homme heureux qui arrive, il retrouve son père, sa très chère Mercédès avec qui il projette de se marier et de plus une belle carrière s’ouvre à lui. Mais il va être victime d’un complot… Il passera quatorze ans dans un cachot et en sortira transformé.

Mon avis :

Alexandre Dumas nous ensorcelle avec ce livre, il nous empêche de le poser et de penser à autre chose. Je n’en n’avais jamais douté, mais aujourd’hui je peux le confirmer, Dumas est un très grand écrivain ! Son style est fluide et très agréable, l’histoire est tous simplement passionnante. C’est l’histoire d’une vie mise à sac et d’une vengeance qui se construira peu à peu.

C’est un très grand roman, qui malgré sa taille (deux tomes de 700 pages chacun), ne nous lasse jamais et nous tient en haleine du début à la fin. Je le conseille à tous le monde si vous avez un peu de temps. Moi c’est décidé, ce n’est pas le dernier livre de Dumas que je lis !


1984 de George Orwell

juin 1, 2007

Winston Smith vit à Londres. On est en 1984… sans doute. Sur chaque mur, une affiche énorme qui représente le visage à la moustache noire clame : “BIG BROTHER VOUS REGARDE”. Les télécran sont presque partout et diffuse en permanence la musique ou les nouvelles du Parti. Ils permettent aussi de surveiller vos faits et gestes. De temps en temps une explosion retentit : une bombe-fusée c’est écrasée. L’Océania est en guerre contre l’Eurasia. L’Océania a toujours été en guerre contre l’Eurasia. Winston Smith travaille au ministère de la Vérité. Il passe ses journées à “corriger” des articles. Mention de personnes qui sont subitement inexistante, changement des chiffres anciennement annoncé etc… Tous le monde aime Big Brother, le Parti a toujours raison. Mais Winston n’est pas d’accord. Il se souvient, il sait que le passé a été changé. Il veut savoir comment c’était avant, avant le Parti. Il hait Big Brother.

La société est divisé entre les prolétaires, le parti extérieur, dont fais partit Winston, et qui représente la “bourgeoisie” et le parti intérieur, la classe supérieur. Trois classes inégales. La population est constamment encadré par la propagande. Les enfants sont embrigadés et dénonce souvent jusqu’à leurs propres parents. Le Parti va même jusqu’à inventer une nouvelle langue : le novlangue. Le langage est restreint, à quoi bon tant de mots et synonymes pour des concepts inutiles comme “liberté” ?.

Winston n’est pas d’accord, son travail lui permet de savoir ce qui se passe, il sait que le Parti contrôle tous les documents, le passé est changé. Il veut réagir, essayer de s’opposer à cette oppression.

Ce livre est bouleversant. Je pense que c’est à cause de son écriture simple et fluide. Cette indifférence face à des évènements terribles. Le monde dans lequel vit Winston est complètement dénaturer.

L’histoire est très dure surtout parce que notre société s’en rapproche petit à petit. George Orwell a écrit son livre en 1948, à l’époque, c’était un simple livre de science-fiction, aujourd’hui c’est un aspect que peut prendre notre société, une des voies que peut emprunter le monde, et c’est d’autant plus inquiétant.