Mémoires d’une femme de qualité sur le Consulat et L’Empire

août 27, 2007

Quatrième de couverture :

Pour être femme de qualité, on n’en est pas moins
femme : l’auteur de ces Mémoires a beau garder l’anonymat, elle ne peut s’empêcher de nous laisser entendre qu’elle est à la fois l’une et l’autre : élégante, jeune, jolie et désirable. D’excellente maison, comme on disait alors. Ancienne exilée de surcroît, ce qui lui confère les prestiges du malheur et le droit, dont elle use, de parler sans ménagements de tout et de tous. Il ne lui manque qu’une qualité : l’existence. Qu’importe : ces conventions commodes permettent à un auteur devenu aujourd’hui, injustement, fort obscur, de dessiner un portrait féroce de cette cour de parvenus qu’est pour lui l’entourage de Bonaparte. Il est partial, indiscret, et raconte dans le détail cette cour et cet univers auxquels s’est ralliée son héroïne imaginaire, qui l’irritent et qui le fascinent. Il est donc fort bien informé, ce qui, grâces lui en soient rendues, nous permet de l’être après lui.

Mon avis :

Ce livre est écrit par une femme de l’ancienne noblesse, revenue en France. Elle va nous emmener dans la cour de Napoléon, premier consul à l’époque. On découvre alors ce milieu de l’intérieur : les conversations de l’époque tournent autour de Napoléon, l’ancienne noblesse essaye de retrouver son prestige, Louis XVIII souhaiterait retrouver son trône, les petites disputes au sein de la famille Bonaparte… La jeune femme va nous rapporter des discussions, des lettres ou des anecdotes. Elle rencontrera plusieurs fois le premier consul, futur empereur, on découvre ainsi qui était ce grand personnage !

Une vue imprenable sur l’époque, le livre comporte quelques passages ennuyeux, présentations interminables de personnages et discussions un peu complexes. On en apprend tout de même énormément sur l’époque, les complots pour rendre le trône à Louis XVIII, les lettres du roi déchu à Napoléon, ainsi que tout ce qui amène le premier consul a finalement se faire sacrer empereur.

Une édition peu connue : Le Temps Retrouvé, elle comporte de nombreuse mémoires de gens plus ou moins hauts placés à des époques différentes. A découvrir !


Baby-Foot de Joseph Joffo

mai 18, 2007

Quatrième de couverture :

Baby-Foot est la suite d’Un sac de billes, le roman du petit Jo, devenu adolescent, dans le Paris et la France de la Libération. Une époque étrange pour un jeune garçon, où se mêlent la joie de la liberté retrouvée, le temps du marché noir et des trafics en tus genres, la découverte du Nouveau Monde et des Américains, l’anxiété d’avoir le certificat d’études à passer.

Mon avis :

On retrouve le Jo qu’on connaissait : débrouillard et plein de vie. Il est devenu un adolescent. Il a de nouveaux rêves et de nouveaux amis depuis qu’on l’a quitté. On replonge rapidement dans son univers, ses loisirs : la boxe et le baby-foot (évidemment !), les copains et les filles. Ses petits soucis : son avenir qu’il refuse de passer au salon de coiffure, le certificat d’études à la fin de l’année.

De très belles anecdotes se cachent entre les pages de ce livre, certaines sont de vrais leçons de vie et d’autres sont le récit des bêtises d’un ado de 14 ans ! Mais l’angoisse à presque disparu dans ce pays enfin libre ! J’aurais néanmoins aimer savoir ce que devenait ses frères ! On voit souvent Henry, le plus grand, mais pas un mot sur Maurice et l’autre aîné !


Journal d’Anne Franck

mai 6, 2007

Anne Franck est une petite fille de treize ans. Elle habite au Pays-Bas et commence un journal intime, cadeau d’anniversaire, le 12 juin 1942. Elle raconte à “Kitty” sous forme de lettre, sa pénible vie de clandestine. Ils sont bien huit à se cacher tous ensemble dans cet appartement. Les tensions, la peur d’être découvert, les disputes et les joies, Anne confie tous à son journal.C’est un beau et triste récit. Une jeune fille innocente, obligé de vivre une vie impossible à cause de ses origines. Les histoires d’Anne sont touchant, amusant.

Le récit devient parfois lourd à la longue, par le manque d’action. Ce qui nous rapproche d’autant plus d’Anne : elle aussi doit s’ennuyer. On ne peut pas faire de bruit, pas de rire, quelques paroles échangées, et des disputes continuelles entre les différents habitants.

Le livre est bouleversant quand arrivé à l’épilogue, on nous résume la mort d’Anne et du sort de la plupart des personnages. On a suivi ses personnages, on les connaissait à travers ce récit à la fois mature et innocent. Un livre qui fait réfléchir sur le génocide des juifs, de la guerre et de ces conséquences.


Un Sac de billes de Joseph Joffo

mars 29, 2007

Dans ce livre, Joseph Joffo, juif de naissance, va nous raconter son histoire, celle qu’il a vécue durant la deuxième guerre mondiale. Ces parents tiennent un salon de coiffure à Paris. Mais avec l’occupation allemande, les lois envers les juifs deviennent de plus en plus dur. Les parents de Joseph l’enverront avec son frère Maurice, rejoindre leurs deux aînés qui se trouve en zone libre. Avec l’aide de voyageurs et leurs courages, les deux enfants vont devoir passer de l’autre côté de la frontière. Travaillant pour vivre. Ils fuiront ainsi de ville en ville obliger parfois de mentir, et utilisant toutes leurs jeunes cervelles pour passer entre les doigts des SS.

Une histoire, émouvante, triste et très belle, raconté avec une innocence infantile. L’auteur fait passez à travers ce texte, son incompréhension et l’inutilité de cette guerre. On suit les aventures qu’aucun enfant n’aurait du vivre, forcé à grandir, Joseph devra faire preuve de courage, d’ingéniosité et on suivra ses peurs, ses joies et ses peines.

Un très beau livre écrit dans un style très fluide, à mettre entre toutes les mains.