Le sujet de la rédaction paraît simple au premier abord : “Les joies du devoir”. Pourtant Siggi Jepsen, détenu dans une prison pour jeune délinquant, va rendre une copie blanche. Face à cette simple phrase qui ressort sur le tableau noir, les souvenirs du jeune Siggi vont ressurgir d’un seul coup, impossible de discipliner ce tourbillon de pensées dans le laps de temps que laisse le professeur Korbjuhn. La copie restera donc blanche, et Siggi sera puni : il restera enfermé dans sa cellule jusqu’à qu’il ait terminé sa rédaction.
Le jeune homme va alors peu à peu dévider sa mémoire et ses souvenirs sur le papier du cahier et nous confier sa jeunesse.
Dans un petit village allemand, à l’extrême Nord du pays, en 1943, durant la seconde guerre mondiale, un ordre de Berlin arrive sur le bureau du policier de Rugbüll : le père de Siggi, interdisant à Max Ludwing Nansem, communément appelé, le peintre, d’exercer sa profession. Les deux hommes sont pourtant des amis d’enfances, mais poussé par son devoir, le brigadier va obéir aveuglément et essayé d’utiliser son fils dans ce qu’il considère comme sa mission.
Mais l’enfant va devenir le complice du peintre, et tenter de préserver certaines toiles et l’histoire de son combat contre son père va donc se dérouler sous nos yeux petits à petits.
Ce livre est tout d’abord passionnant par son thème : cette révolte de l’enfant face aux œillères de son père, qui se borne à obéir aveuglément à des ordres. Une belle réflexion sur cette valeur du “devoir”, on ne ressort pas totalement indemne de cette lecture.
Par son écriture ensuite et surtout ses descriptions d’un pays constamment balayé par la Mer du Nord et le vent que j’ai beaucoup apprécié. Une notamment, sur ce changement perpétuel du paysage, sur cet émerveillement sans cesse renouvelé face à un pays aux multiples visages que Siggi connaît pourtant par cœur.
Et puis, je garde quelques réserves, face à un livre qui m’a parfois parut un peu long, des moments de lassitudes qui m’ont fait lâcher le livre de temps à autres…
Un dernier mot pour remercier Blog-o-Book et leur partenariat avec Robert Laffont de m’avoir fait découvrir ce livre et cet auteur.
avril 15, 2009 à 12:18 |
Voilà un roman qui m’a l’air passionnant.
Je le note dare-dare.
avril 15, 2009 à 12:21 |
Quel rapidité ! J’ai publié ce billet il y a 5 minutes
J’espère en tout cas que tu aimeras autant que moi, mais que tu ne ressentiras pas comme moi ces longueurs
avril 15, 2009 à 12:51 |
[...] LibrHeri, [...]
avril 15, 2009 à 5:38 |
J’ai hésité à accepter cette proposition de blog-o-book, mais ma bibliothèque l’a. Il est noté, et j’y viendrais quand l’envie sera là
)
avril 16, 2009 à 8:40 |
Merci Librheri de ta participation et de ton enthousiasme. Prête à remettre ça une prochaine fois?
Bonne soirée
avril 17, 2009 à 7:14 |
Lilly ==> J’espère que le jour ou l’envie te viendra tu ne seras pas déçue !!!
kesalul ==> Oh oui pourquoi pas pour une prochaine fois, c’est un excellent moyen de découvrir des auteurs vers qui je ne serais peut-être pas allez de moi même ! Je vous en remercie beaucoup d’ailleurs ! ^^
avril 18, 2009 à 4:44 |
BOnjour,
J’ai également reçu ce livre de l’éditeur grâce à BOB. Je suis en train de le terminer je n’ai donc pas lu ton billet en entier (j’ai trouvé ton lien sur BOB). De ce que j’ai déjà lu, j’adore ce livre
avril 24, 2009 à 8:38 |
Je viens justement de lire le billet d’Ankya, encore plus enthousiaste! Il est noté!
avril 29, 2009 à 9:49 |
Idem, je suis en train de le lire alors je ne lis pas ton message, mais pour l’instant j’adore!
mai 19, 2009 à 6:53 |
Intéressant, je note aussi ce livre qui devrait me plaire.
août 23, 2009 à 8:29 |
Très déçu. Des longueurs fastidieuses. Tout est extrêmement prévisible. Pourtant je partais avec un préjugé favorable étant tombé par hasard qqpart dans un livre de Simone de Beauvoir sur une remarque assez élogieuse. De loin je préfère l’ouvrage d’un autre “déserteur” : Un bon Allemand de Horst Kruger.