Mon Nom est Rouge de Orhan Pamuk

Quatrième de couverture :

Istanbul, en cet hiver 1591, est sous la neige. Mais un cadavre, le crâne fracassé, nous parle depuis le puits où il a été jeté. Il connaît son assassin, de même que les raisons du meurtre dont il a été victime : un complot contre l’Empire ottoman, sa culture, ses traditions et sa peinture. Car les miniaturistes de l’atelier du Sultan, dont il faisait partie, sont chargés d’illustrer un livre à la manière italienne…

Mon avis :

J’ai finis il y a peu la lecture de ce petit pavé. Mon Nom est Rouge nous plonge au XVIème siècle dans la ville d’Istanbul. Un meurtre y est commis, la victime est Monsieur Délicat, enlumineur travaillant dans l’atelier de Maître Osman.
A travers la voix de multiples personnages, la lumière va être peu à peu faites sur ce crime…

En plus de cette véritable enquête passionnante, le roman nous permet de découvrir la culture ottomane. A une période où les échanges sont en pleine essor, avec notamment la suprématie grandissante des Vénitiens sur la mer, les cultures se croisent, et le regard des peintres ottomans sur l’art occidentale est à la fois extrèmement critique et curieux de ces nouvelles techniques.

Il est très intéressant de voir la conception de la peinture qu’on les ottomans, les miniatures devant être en faites des représentations du monde comme Dieu le voit. J’ai trouvé cela très enrichissant, de découvrir ainsi une petite partie de cette culture que j’avoue méconnaître.

14 réponses vers «Mon Nom est Rouge de Orhan Pamuk»

  1. Karine :) dit :

    Voilà un livre que je n’aurais jamais eu l’idée de lire! Comme toi, je ne connais pas grand chose de l’empire Ottoman mais ton billet est bien tentant!

  2. kali dit :

    Je l’ai lu récemment et j’ai moi aussi apprécié la découverte d’un monde que j’ignore… je crois à y repenser que j’ai davantage aimé plonger dans ce nouvel univers que de réfléchir à l’intrigue policière.

  3. liliba dit :

    Très envie de le lire, j’avais adoré Istanbul et je serai ravie de m’y replonger, au moins en lecture !

  4. Florinette dit :

    Un auteur qu’il faudrait que je découvre…Belle et douce année Héri, à bientôt !

  5. praline dit :

    Bonne année !

  6. Katell dit :

    Une très belle lecture que celle-ci! Le monde des miniaturistes d’Istanbul est passionnant sous la plume de Pamuk!
    Bon anniversaire héri ;-)

  7. librheri dit :

    Merci Katell :) C’est gentil d’y avoir penser !! :)

  8. pom' dit :

    un écriture et un style pas commun, j’ai un peu peiné avec ce roman

  9. librheri dit :

    C’est vrai qu’il n’est peut-être pas très facile à lire, on est un peu perdu au début de certains chapitre (il y en a des vraiments spéciaux)… J’espère que tu n’aura pas eu trop de mal a en venir à bout pom’ ;)

  10. Gaspard Stouff dit :

    J’ai moi même été fasciné par ce livre et cette polyphonie qui surprend dans un premier temps puis s’avère être totalement naturelle et envoutante. L’ouvrage m’a frappé au point d’en faire quelques illustrations, certes pas de le style de la grande tradition Persanne… http://gasp.unblog.fr/mon-nom-est-rouge/

  11. librheri dit :

    Merci pour ton commentaire, je tiens à te féliciter pour tes magnifiques illustrations, certes pas dans le style persanes, mais elle reste extrêmement joli et empreinte de poésie. :)

  12. dasola dit :

    Bonsoir, j’ai lu ce roman lors de sa parution. Je l’avais trouvé intéressant mais très dense et pas si facile à tout comprendre. Digne d’Umberto Eco. Je conseille bien évidemment. Bonne soirée.

  13. Nicolas dit :

    J’avoue qu’il m’est tombé des mains. Evidemment, c’est une belle écriture, mais le changement de narrateur à chaque chapitre a de quoi en décontenancer plus d’un… dont moi.

  14. librheri dit :

    Oui c’est vrai que ce changement de point de vue peut perdre un peu le lecteur !

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