La princesse et le pêcheur de Ming Tran Huy

août 17, 2008

Quatrième de couverture :

Jamais un conte n’est vraiment innocent, ni tout à fait dénué de cruauté. En la personne de Nam, jeune Vietnamien depuis peu réfugié en France, la narratrice croit reconnaître le prince charmant. Ils sympathisent, se revoient, se confient, s’inventent un territoire secret. Mais quelque chose éloigne les gestes de l’amour : le beau garçon la traite comme une petite sœur. A quelque temps de là, elle accompagne ses parents au Viêtnam, où ils retournent pour la première fois. Devant elle, née en France, élevée et protégée comme une fille unique, le rideau se déchire. Les secrets affleurent, les rencontres dévoilent les tragédies qu’ont connues les siens. Que Nam a laissées derrière lui, peut-être… La Princesse et le Pêcheur dessine une vietnamité aussi réelle qu’impartageable, un pays immatériel que Minh Tran Huy imprègne d’une fausse candeur toute de retenue, qui cache une mélancolie profonde. Elle y inscrit la présence de l’ami si difficile à retrouver, parce que l’Histoire est passée par là. Ou simplement le temps. Plus violent que les contes.

Mon avis :

C’est un très joli roman que voilà, imprégné de la culture vietnamienne, les contes et légendes de ce pays jalonnent le récit, et c’est un vrai plaisir d’entrouvrir la porte de ce pays.

En parallèle, on suit l’histoire de Lan et Nam, une jeune fille et un garçon, tous les deux d’origines vietnamiennes et qui vivent en France. Mais tous les deux n’ont pas du tout le même parcours, Lan vient d’un milieu aisé, tandis que Nam a quitté le vietnam en bateau avec son frère, et vit dans un foyer.

Une rencontre pleine de tristesse et de douceur, un roman agréable : un joli moment de lecture.


Candide de Voltaire

août 6, 2008

Quatrième de couverture :

Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son alégresse ? Sous la forme d’une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l’omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d’une expérience humaine, celle de l’auteur. Candide, on l’a dit, ce sont les “Confessions” de Voltaire, et c’est en cela qu’il nous émeut.

Mon avis :

Lire de la philosophie n’est pas toujours prise de tête, long et compliqué. Voltaire à l’art et la manière de nous divertir, tout en nous faisant partager ses idées.

Candide est un conte philosophique. A travers l’histoire de ce jeune héros naïf, comme l’indique son nom, le philosophe va montrer dès le début son avis contre la noblesse et cela avec une douce ironie. Le nom du baron ne trompe pas : Thunder-ten-tronckh, la pointe est a peine caché.

Ainsi tout le long de ce petit livre, du voyage initiaque de Candide, Voltaire multiplie les allusions et dénonçent les vices du monde.