Deux humanistes, deux visions opposées

mars 10, 2008

J’ai fais il y a peu de temps au lycée, un long cours sur les Humanistes, ces penseurs du XVème siècle. Le cours m’a intéressé et j’ai donc décidé d’aller un peu plus loin au travers de mes lectures dans cette période. Pour cela j’ai farfouillé dans la bibliothèque de mon frère et j’ai finalement trouvé : L’Utopie de Thomas More et Le Prince de Machiavel. Deux visions parfaitement opposées, l’un idéaliste et l’autre beaucoup plus sombre et réaliste ! Je n’ai pas la prétention ni la maturité de faire une analyse philosophique de ces œuvres. Je me contenterais donc de vous encourager à les lire si vous vous intéressez à cette période, et même si vous ne connaissez pas, c’est un bon moyen de s’y initier.

Une petite présentation des deux livres s’impose :

  • Dans l’Utopie de Thomas More, l’auteur nous présente une île imaginaire et parfaite : Utopia. Là-bas pas d’argent, chacun travaille pour le bien de la société et les biens sont collectifs. En cas de guerre des mercenaires sont engagés car les Utopiens sont un peuple pacifique. Tous les mécanismes de cette société idéale y sont présentés avec soin : du système d’administration, au mariage en passant pas les esclaves, etc…
  • En opposition Machiavel présente dans son livre tout ce que doit ou ne doit pas faire un bon Prince, il s’appui au cours de son récit de nombreux exemples historiques. Il explique en détails comment conquérir un état en fonction du type de cet l’état et décortique ensuite la manière de le garder en fonction de la manière dont le Prince l’a acquis (grâce aux armes, à la fortune, aux armes d’un autre…).
    Machiavel montre tout son machiavélisme, si j’ose dire, en conseillant ainsi de tuer le plus rapidement possible le prince usurpé et toute sa branche pour mieux s’assurer le pouvoir. Dans un autre passage (que je n’arrive plus à retrouver…) il affirme qu’il vaut mieux tuer les sujets gênants plutôt que de les maltraiter, on s’assure ainsi de leur silence. Un livre donc extrêmement cynique !

Alors évidemment il vaut mieux les lire à tête reposée car c’est tout de même de la philosophie, mais j’ai vraiment trouvé ces deux livres très intéressants.


Sous l’aile du bizarre de Kate Atkinson

mars 7, 2008

Quatrième de couverture :

Sur une île désolée de la côté écossaise, Euphemie, dite Effie, fait à sa mère Nora le récit de sa vie d’étudiante à l’université de Dundee, tout en la pressant de questions sur ses véritables origines. A une chronique familiale insolite et mouvementée, dont les zones d’ombre se font de plus en plus inquiétantes, répond la réjouissante peinture d’une université des années 1970, avec ses professeurs pompeusement monomanes et ses étudiants ignares et abouliques.
Mais dans le récit d’Effie comme dans celui de Nora, le mystère est toujours présent et les questions se bousculent. Quelle est la femme mystérieuse qui suit pas à pas Effie dans la nuit hivernale de Dundee ? Pourquoi un détective privé nommé Chick apparaît-il toujours à point nommé ? Qu’est devenu le chien jaune aussi vite disparu qu’apparu ?

Mon avis :

Kate Atkinson est une auteure que j’aime beaucoup, mais je dois avouer que cette fois-ci je n’ai pas accroché. Pourquoi ? Je ne sais pas ! Peut-être que je me commence à me lasser de retrouver toujours les mêmes défauts dans ses livres, ainsi comme d’habitude je me suis un peu perdu dans le récit avec les changements de points de vues. Et puis je n’ai pas franchement aimé l’histoire, elle ne m’a pas particulièrement intéressé.

Enfin le tableau n’est pas entièrement noir, ainsi j’ai beaucoup aimé les passages à l’université entre les professeurs pompeux et incompréhensible et les étudiants qui accumulent les devoirs en retard et ne s’intéressent pas aux cours…
J’ai aussi retrouvé avec plaisir l’humour de l’auteure toujours aussi sarcastique.

Sympathique mais vraiment pas mon roman préféré de Kate Atkinson !