Une gourmandise de Muriel Barbery

mai 30, 2007

Quatrième de couverture :

C’est le plus grand critique culinaire du monde, le Pape de la gastronomie, le Messie des agapes somptueuses? Demain, il va mourir. Il le sait et il n’en a cure : aux portes de la mort, il est en quête d’une saveur qui lui trotte dans le coeur, une saveur d’enfance ou d’adolescence, un mets original et merveilleux dont il pressent qu’il vaut bien plus que tous ses festins de gourmet accompli.Alors il se souvient. Silencieusement, parfois frénétiquement, il vogue au gré des méandres de sa mémoire gustative il plonge dans les cocottes de son enfance, il en arpente les plages et les potagers, entre campagne et parfums, odeurs et saveurs, fragrances, fumets, gibiers, viandes, poissons et premiers alcools… Il se souvient – et il ne trouve pas. Pas encore.

Mon avis :

Le livre nous raconte donc l’histoire du plus grand critique culinaire qui est en ce moment même sur son lit de mort. Cet homme est aujourd’hui à la recherche d’une saveur perdue. Il veut pouvoir la goûter une dernière fois avant de s’éteindre. Une chasse au souvenir commence.

Les chapitres alternent entre l’entourage de l’homme et lui-même. Sa famille va alors nous le décrire comme un homme horrible, arrogant, détestable. L’homme n’en a que faire, il sait ce qu’on lui reproche, il ne s’en cache pas et même le confirme ! On pourrait alors être dégouté de cet odieux personnage, mais il va nous transporter dans ces souvenirs, nous raconter des anecdotes de son enfance pour retrouver ce mystérieux mets, est-ce une viande ? Un alcool ? Un légume ? On tâtonne doucement avec lui, on se rapproche, on s’engage dans des fausses pistes. Il nous décrit ses souvenirs en usant de tous son art pour faire transformer ses mots en sensations, ses phrases en odeurs, nous faire sentir la délicatesse et le plaisir qu’il a lui-même éprouvé.

Muriel Barbery nous fais saliver, l’eau nous monte à la bouche et on reste scotché au texte jusqu’à la découverte finale, l’illumination. Un livre qui porte bien son nom : une vraie gourmandise !


Un homme à distance de Katherine Pancol

mai 29, 2007

Quatrième de couverture :

“Ceci est l’histoire de Kay Bartholdi. Un jour, Kay est entrée dans mon restaurant. Elle a posé une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m’a dit : Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder. ” Ainsi commence ce roman par lettres comme on en écrivait au XVIIIe siècle. Il raconte la liaison épistolaire de Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et d’un inconnu qui lui écrit pour commander des livres. Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des scènes, ils se font des confidences, ils se tendent des pièges, s’engagent dans une relation que Kay, hantée par le souvenir d’une déchirure ancienne, s’efforce de repousser. Mais qui pourrait prédire vers quelle révélation l’emmène ce nouveau lien noué à travers des livres dont chacun des correspondants se sert comme de masques pour cacher ses vrais sentiments ?

Mon avis :

Je suis plutôt mitigé sur ce livre. J’ai trouvé que la relation entre Kay et Jonathan avançait trop vite, elle est trop intime et même si par la suite on pourrait l’expliquer, je trouve cela trop étrange pour deux personnes qui ne sont jamais vus au départ.

Un autre point qui m’a étonné. Au début du livre (et sur la quatrième de couverture plus haut) il y a marqué que Kay rentre dans le restaurant et pose une liasse de lettres sur le comptoir. Il y a dans le tas, les lettres de Jonathan ET de Kay. Mais comment Kay a-t-elle pu obtenir les lettres qu’elle a envoyées ? Elle les a copiés ? Bof… Jonathan lui a renvoyé ? Non il en aurait parlé dans une de ces lettres. Mais pas un mot là-dessus. Bien que cela ne soit pas très important pour le récit ce petit détail ma turlupiné.

Ensuite, l’histoire est tous de même intéressante. La conversation du libraire avec le client est intéressant, et les conseils donnés par l’un et l’autre en ce qui concernent leurs lectures donnent vraiment envie de lire ces livres. A la fin du livre dans l’édition Livre de Poche, il y a même un résumé de tous les livres dont les personnages ont parlé ce qui est une délicate attention pour ceux qui ont été intrigué par l’un ou l’autre des titres (c’est tous de même plus simple que de farfouillé pour retrouver la page correspondante !)


Une pièce montée de Blandine Le Callet

mai 28, 2007

Quatrième de couverture :

“La pièce montée arrive, sur un plateau immense porté par deux serveurs. Vincent voit osciller au rythme de leur marche cette tour de Babel en choux à la crème, surmontée du traditionnel couple de mariés. Il se dit : C’est moi, ce petit bonhomme, tout en haut. C’est moi. Il se demande qui a pu inventer un gâteau aussi ridicule. Cette pyramide grotesque ponctuée de petits grains de sucre argentés, de feuilles de pain azyme vert pistache et de roses en pâte d’amandes, cette monstruosité pâtissière sur son socle de nougatine. Et ce couple de mariés perché au sommet, qu’est-ce qu’il symbolise, au juste ?”

B. L. C.

Mon avis :

Un mariage raconté par 9 personnages d’âges et de sexes différents, allant de la marié à l’invité qui ne sait pas pourquoi il est là en passant par la demoiselle d’honneur de 9 ans. Chacun va nous raconter à sa manière la cérémonie, la fête qui s’ensuit ou les préparations. 

Les récits s’entrecoupent et les petits mystères de ce mariage s’expliquent. On découvre peu à peu les personnalités des membres de ces deux familles bourgeoises. Il y a toujours les moutons noirs, celle qui manque de goût et ceux qui ne sont pas jugés normaux et derrière les façades fières et arrogantes ont découvre des hommes et des femmes avec leurs soucis et leur tristesse.

Les différents personnages parlent parfois plusieurs fois du même sujet ce qui peut être quelque peu ennuyeux vers la fin.

C’est mordant, piquant et peut-être parfois exagéré mais on en redemande quand même.


Achats du week-end (2)

mai 27, 2007

Un petit (grand) tour a Parly 2 ce week-end. (Vous voyez un grand centre commercial avec des tonnes de magasins de vêtements, une Fnac et tous ce qu’il faut pour vider votre porte-monnaie…) J’en est donc profiter pour faire le vide dans les quelques billets de banque qui me restait (je suis ruiné !!!!), en plus des innombrables vêtements, j’ai acheté :

Une pièce montée de Blandine Le Callet

Je l’avais vu sur le blog de Tamara et sur celui de Valdebaz. Je l’avais donc noté sur ma petite liste et après moult recherche, je le trouve poser en évidence sur un présentoir. Ni une ni deux, je l’attrape.

Un homme à distance de Katherine Pancol

Celui-ci, je crois l’avoir vu chez Cuné, et malgré un avis, qui je crois, était mitigé, j’avais trouvé l’histoire intéressante. Me baladant entre les étagères, ma petite liste à la main, je vois le nom de Katherine Pancol (je marque seulement l’auteur). Quelques secondes plus tard le voilà qui à rejoins Un pièce montée dans mes petites mains avide :D

Une gourmandise de Muriel Barbery

Je ne sais plus où je l’ai vu, mais cela fais un bout de temps que je l’ai noté. Me baladant entre les rayons, bavant sur l’Elégance d’un hérisson et Elle s’appelait Sarah, mais hélas je ne peux pas me permettre de prendre des grands formats, je découvre au détour d’une rangée, Une Gourmandise qui attend là. Hop il rejoint les deux autres et me voilà l’heureuse propriétaire de trois nouveaux livres qui viennent grossir ma PAL (qui oscille dangereusement…)

Je n’ai plus un sous dans mon porte-monnaie ! (je mens un peu : il reste 4 € !). Mais au moins je me suis fais plaisir ! J’ai déjà entamé Une pièce montée. En réalité je lisais 1984 de George Orwell mais je l’ai oublié dans la voiture. Il faut que je redescende le chercher…


Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee

mai 24, 2007

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. homme intègre et rigoureux; cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.

Mon avis :

Scout est une petite fille de 8 ans. C’est elle qui va nous raconter une partie de son histoire. Son frère Jem a 12 ans et ils vivent tous les deux avec leur père, Atticus. Leur mère est morte alors que Scout était encore petite. En plus de cette petite famille, Harper Lee va nous faire découvrir tous les habitants de Maycomb, les voisins avec les vieilles mégères, les bavardes, le shérif et le juge…

On découvre dans ce livre le fossé qui sépare les Blancs et les Noirs, ces deux races qui se ressemblent et se détestent tous autant. Pourtant, rare sont ceux qui s’étonne et se désole de cette haine. Et il y a cette affaire de viol, Atticus défend l’accusé Noir, jusqu’ici jamais un homme de couleur n’a remporté un procès contre un Blanc.

En plus de cette triste affaire, il y a toutes les petites histoires d’une fillette de 8 ans, les bêtises qu’elle fera avec Dill, son meilleur ami, et Jem son frère. Le mystère sur ce voisin qu’on a jamais vu : qui est-il ? Pourquoi ne sort-il jamais ? L’école et les autres enfants. La famille qui n’est pas toujours d’accord avec l’éducation que donne Atticus à Jem et Scout.

Un très beau livre, touchant, amusant et triste.


Les Chroniques de Krondor de Raymond Feist

mai 23, 2007

Cycle : 

Tome 1 : Pug, l’apprenti
Tome 2 : Milamber, le mage
Tome 3 : Silverthorn
Tome 4 : Ténèbre sur Séthanon

Histoire : Pug est un jeune orphelin qui vit dans le château du Duc de Crydee qui la recueillit il y a plusieurs années. Tomas est son meilleur ami, presque son frère, ses parents on quasiment adopté le jeune Pug. Maître Kulgan enseigne au jeune orphelin la magie, ses pouvoirs ont été découvert lors d’une bagarre avec les trolls. Mais Pug ne se révèle pas si doué que sa, n’arrivant pas à mettre en pratique les méthodes qu’il apprend. Pendant ce temps, là plus grande guerre qu’on n’ait jamais vue se prépare dans l’ombre d’un nouveaumonde.

Mon avis :

Ce livre ce lit avec une grande facilité, grâce à l’écriture simple et fluide de Raymond Feist. Les personnages sont attachants, quoique assez stéréotypé : le Duc ferme mais au grand cœur, la princesse infantile, le jeune Pug orphelin et seul mais au destin extraordinaire…

Ce que je regrette surtout, c’est que l’auteur ne se soit pas arrêté aux deux premiers tomes. Ils se seraient suffit à eux même. Le tome 3 est une parenthèse à l’histoire et aurait très bien pu ne pas exister, il n’apporte rien et n’est pas vraiment intéressant. Quant au tome 4, bien qu’il résolve certain mystère, il y a plusieurs passages un peu étranges et il est parfois un peu ennuyeux. Les deux premiers tomes sont beaucoup plus prenant et ont les lis tous les deux presque d’une traite.

Sympathique donc, mais je vous conseille de ne lire que les deux premiers tomes. Quant aux Nouvelles Chronique de Krondor, faites l’impasse dessus !


Des souris et des hommes de John Steinbeck

mai 20, 2007

Quatrième de couverture :

Lennie serra les doigts, se cramponna aux cheveux.
- Lâche-moi, cria-t-elle. Mais lâche-moi donc.
Lennie était affolé. Son visage se contractait. Elle se mit à hurler et, de l’autre main, il lui couvrit la bouche et le nez.
- Non, j’vous en pris, supplia-t-il. Oh, j’vous en prie, ne faites pas ça. George se fâcherait.
Elle se débattait vigoureusement sous ses mains…
- Oh, je vous en prie, ne faites pas ça, supplia-t-il. George va dire que j’ai encore fait quelque chose de mal. Il m’laissera pas soigner les lapins.

Mon avis :

George est un petit gars débrouillard. Il voyage avec Lennie, un gros simplet. Ils se connaissent depuis longtemps et parcours les Etats-Unis à la recherche de petits boulots. George s’occupe de Lennie, on ne sait pas pourquoi d’ailleurs, il aurait sans doute beaucoup moins de difficultés sans lui. Lennie n’est pas méchant, mais c’est un colosse qui ne contrôle pas sa force et ne sait pas ce qu’il fait. Il oublie tous, et George est obligé de lui répéter plusieurs fois certaines choses.

On découvre dans ce livre, la pauvreté de ces hommes, qui sont sur les routes et travaillent à droite à gauche. Tous ont des rêves. Ils espèrent un jour pouvoir avoir leur propre terre et vivre comme bon leur semble. George et Lennie en rêvent eux aussi de leur petite maison et leur lopin de terre, et des lapins dont pourrait s’occuper Lennie.

On suivra les deux compères durant trois jours. On les verra arriver dans un ranch où ils ont été embauché. La fin arrive est dur et triste. Mais presque logique.


Baby-Foot de Joseph Joffo

mai 18, 2007

Quatrième de couverture :

Baby-Foot est la suite d’Un sac de billes, le roman du petit Jo, devenu adolescent, dans le Paris et la France de la Libération. Une époque étrange pour un jeune garçon, où se mêlent la joie de la liberté retrouvée, le temps du marché noir et des trafics en tus genres, la découverte du Nouveau Monde et des Américains, l’anxiété d’avoir le certificat d’études à passer.

Mon avis :

On retrouve le Jo qu’on connaissait : débrouillard et plein de vie. Il est devenu un adolescent. Il a de nouveaux rêves et de nouveaux amis depuis qu’on l’a quitté. On replonge rapidement dans son univers, ses loisirs : la boxe et le baby-foot (évidemment !), les copains et les filles. Ses petits soucis : son avenir qu’il refuse de passer au salon de coiffure, le certificat d’études à la fin de l’année.

De très belles anecdotes se cachent entre les pages de ce livre, certaines sont de vrais leçons de vie et d’autres sont le récit des bêtises d’un ado de 14 ans ! Mais l’angoisse à presque disparu dans ce pays enfin libre ! J’aurais néanmoins aimer savoir ce que devenait ses frères ! On voit souvent Henry, le plus grand, mais pas un mot sur Maurice et l’autre aîné !


Les hirondelles de Kaboul de Yasmina Khadra

mai 16, 2007

Quatrième de couverture :

Dans cette Afghanistan des talibans où la canicule, les ruines de l’après-guerre et l’abattement des esprits dominent, deux hommes et deux femmes cherchent comment retrouver goût à la vie. Ce sont les femmes qui aideront leur mari à retrouver des sentiments humains et à refuser la déchéance et pourtant elles sont dans l’ombre, sévèrement traitées et contraintes par le système politique. Dans ce roman magnifique, Yasmina Khadra a su mettre au jour avec le talent d’une langue épurée et une grande lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre féodalisme et modernité.

Mon avis :

Un livre dur et cela dès le premier chapitre qui nous raconte la lapidation d’une femme. L’histoire qui met en scène Atiq, geôlier d’une prison pour femme et Mohsen, un intouchable qui n’a plus rien à part un taudis et sa femme, est profondément émouvante, touchante et triste. La condition femmes afghanes y est racontée mais aussi celle des hommes qui luttent pour pouvoir faire vivre leurs familles.

L’histoire se passe à Kaboul exclusivement. La ville nous y est décrite avec beaucoup de nostalgie en rappel de sa grandeur passé. Mais aujourd’hui il n’y a plus que la peur, le désespoir et la misère.

Un livre est un témoignage et un cri bouleversant.


Le diable s’habille en Prada de Lauren Weisberger

mai 15, 2007

Quatrième de couverture :

Andra n’en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l’a décroché, ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais ! Et devenir l’assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommée Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andra : des milliers d’autres filles se damneraient pour être à sa place !

Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère. Leurs raisons de vivre ? Répondre à TOUTES les angoisses existentielles de la déesse Miranda. Justement, cette dernière vient de trouver une nouvelle victime de la mode : “An-dre-ââ”…

Mon avis :

Un livre que je rangerais dans la même catégorie que Ensemble, c’est tout. 500 pages de la vie de quelqu’un d’autres, qui sort un peu de l’ordinaire et qu’on dévore avec allégresse. Rien d’extraordinaire a part une histoire originale et amusante. Je dirais que cela se lit tout seul, on ne voit pas les pages défilés car on passe un bon moment sans se prendre la tête.

On a l’impression de lire un récit “coloré” (je me comprends :p), plein de couleurs chaudes. On envie et on plain Andréa. Mais toutes ses couleurs ont vite fais de nous faire mal au yeux et de nous lasser un peu. Le récit est un peu répétitif sur la fin.

Une lecture toutefois très agréable qui nous fait passer un bon moment !