Candide de Voltaire

août 6, 2008

Quatrième de couverture :

Candide nous conte les mésaventures d’un voyageur philosophe qui affronte les horreurs de la guerre et les sanglants caprices de la nature ; qui connaît les désillusions de l’amour et découvre les turpitudes de ses semblables, faisant à l’occasion l’expérience de leurs dangereuses fantaisies. Pourtant si l’homme est un bien méchant animal et si l’existence n’est qu’une cascade de catastrophes, est-ce une raison pour que le héros perde sa sérénité et le récit son alégresse ? Sous la forme d’une ironique fiction, Candide propose une réflexion souriante sur l’omniprésence de la déraison qui puise sa force aux sources vives d’une expérience humaine, celle de l’auteur. Candide, on l’a dit, ce sont les “Confessions” de Voltaire, et c’est en cela qu’il nous émeut.

Mon avis :

Lire de la philosophie n’est pas toujours prise de tête, long et compliqué. Voltaire à l’art et la manière de nous divertir, tout en nous faisant partager ses idées.

Candide est un conte philosophique. A travers l’histoire de ce jeune héros naïf, comme l’indique son nom, le philosophe va montrer dès le début son avis contre la noblesse et cela avec une douce ironie. Le nom du baron ne trompe pas : Thunder-ten-tronckh, la pointe est a peine caché.

Ainsi tout le long de ce petit livre, du voyage initiaque de Candide, Voltaire multiplie les allusions et dénonçent les vices du monde.


Blog en pause

juillet 6, 2008

Et oui les vacances sont là. Ce soir je boucle ma valise et je pars. Ce blog ne sera donc pas mis à jour pendant un moment, un mois minimun je pense !

Enfin j’espère revenir avec beaucoup de nouvelles lectures à vous faire partager, de nouveaux coups de coeurs  :) ! Parmi tous les livres qui se trouveront dans mes bagages, cela devrait se trouver.

Bonne vacances à tous !!


Le Canapé Rouge de Michèle Lesbre

juin 30, 2008

Quatrième de couverture (extrait) :

Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s’interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal. À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère.

Mon avis :

Je n’ai pas copier toute la quatrième de couverture car je trouve qu’elle dévoile trop l’intrigue.

Michèle Lesbre nous prend doucement part la main et nous installe à côté d’Anne, dans ce train qui l’amène près du lac Baïkal en Russie où elle espère donc retrouvé Gyl.

Ces pensées, comme les paysages russes, défilent. Ils s’en échappent des références littéraires, des souvenirs de Gyl, et puis surtout de Clémence, à Paris sur son canapé rouge, qui l’attend là-bas.

Au fil des jours, de ses rencontres, Anne découvrira le vrai but de son voyage.

Un très joli roman, doux et délicat, à déguster tendrement.


La Femme de l’Allemand de Marie Sizun

juin 26, 2008

Quatrième de couverture :

Le monde de la petite Marion vacille. Elle aime sa mère, Fanny, mais une dissonance s’installe dans leur relation. Une voix un peu trop haute, des emportements inexplicables, un silence embarrassé à propos de ce père allemand dont Marion ne sait rien ou presque. Avec le temps, Marion apprend : Fanny est maniaco-dépressive. Les rôles s’inversent alors. L’adolescente endosse cette raison qui doucement quitte sa mère. Elle la protège, la couvre en taisant ses excès. Mais l’amour ne suffit pas pour terrasser la folie.

Mon avis :

J’avais eu envie de lire ce livre grâce à la critique positif de Bibliomane. J’ai ensuite appris qu’il avait été récompensé par le Prix des Lecteurs du Télégramme (tout récemment) et le Prix des Lectrices de Elle.

Je peux vous dire que ce livre mérite ces deux prix ! En effet Marie Sizun nous livre ici une histoire absolument bouleversante et pleine d’émotion.

Le lecteur est directement interpellé, happé par l’histoire, car tout le récit est à la deuxième personne. Nous voilà donc à la place de Marion, avec ces peurs, ces inquiétudes et son amour.

Un très beau livre d’une auteur qui mériterait d’être plus connues.


Accès direct à la plage de Jean-Philippe Blondel

juin 25, 2008

Quatrième de couverture :

Ce roman prend racine aux quatre coins des côtes françaises. De Capbreton dans les Landes, en 1972, à Arromanches - Calvados - en 2002, en passant par Hyères et Perros-Guirec. Rien ne relierait ses personnages s’ils n’avaient le goût des locations à la mer. Ils se sont croisés dans l’épice particulière des soirs d’été. Les couples, les familles, les célibataires qui nous ont précédés. Ceux d’avant.

Mon avis :

J’ai pas mal entendu parlé de cet auteur sur la blogosphère, je ne pense pas avoir choisit un de ces romans majeurs pour le découvrir.

Ce petit livre d’une centaine de pages à peine, est sympathique, les points de vues des personnages s’enchaînent et se recoupent. Il y a une foule de personnages et j’ai parfois dût revenir en arrière pour retrouver qui était exactement telle personne etc…

Mais bon dans l’ensemble ce livre est agréable, mais il ne restera pas dans ma mémoire très longtemps. Le genre de livre qu’on lit à la plage justement…


Les Grand-mères de Doris Lessing

juin 24, 2008

Quatrième de couverture :

Sur la terrasse d’un café dominant la baie de Baxter’s Teeth, deux familles, qui semblent n’en former qu’une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l’affection qu’elles se portent s’est doublée peu à peu d’un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l’autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l’ombre débarque dans ce tableau idyllique… Grâce à la légèreté de son écriture, Doris Lessing signe avec Les grand-mères un roman décapant sur les non-dits et la dissimulation.

Mon avis :

J’ai voulu continuer ma découverte des livres de Doris Lessing avec Les Grand-Mères. Pour être franche, je n’aurais pas du.

Je me suis tout simplement ennuyé avec ce livre. Je n’ai pas du tout accroché à l’histoire, c’est le genre de livre dont j’aurais oublier la trame d’ici une ou deux semaines, comme les bouquins de Marc Lévy. Je suis donc déçu car je ne m’attendais pas à un simple roman de gare de la part de cette auteur.

Enfin cela ne m’empêchera pas de lire les deux autres tomes des Nouvelles africaines. J’ai envie de retrouver la Doris Lessing que j’aime, qui m’embarque loin, en Afrique ou ailleurs.


Index des auteurs

juin 23, 2008

Cela fait presque un an et demi que je tiens ce blog, je me décide donc enfin à créer un index des auteurs dont j’ai parlé, qui j’espère, vous facilitera la navigation sur ce site. Il sera mit régulièrement à jour.

Adam Olivier, Je vais bien, ne t’en fais pas
Aillon Jean d’ , La Conjuration des Importants
Atkinson Kate, La Souris Bleue, Sous l’aile du bizarre, Les choses s’arrangent mais ça ne va pas mieux, Dans les replis du temps et Dans les coulisses du musée
Atwood Margaret, L’odyssée de Pénélope
Austen Jane , Lady Susan, Orgueil et Préjugés

Barbery Muriel, L’élégance du hérisson, Une gourmandise
Bauchau Henry , Antigone
Bégaudeau François, Entre les murs
Blondel Jean-Philippe, Accès direct à la plage
Boissard Janine, Bébé Couple
Bradbury Ray, Farenheit 451

Calvino Italo, Le Baron Perché
Christie Agatha, A.B.C. contre Poirot, Dix petits nègres
Clarke Stephen, God save la France

Damasio Alain , La Horde du Contrevent
Desarthe Agnès, Mangez-moi
Dickens Charles, Les Aventures d’Oliver Twist
Doumenc Philippe, Contre-enquête sur la mort d’Emma Bovary
Dugain Marc, La chambre des officiers
Dumas Alexandre , Les Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo

Eco Umberto, Le Nom de la Rose

Feist Raymond, Les Chroniques de Krondor
Ferney Alice, Grâce et denuement
Franck Anne, Journal

Gavalda Anna, Je l’aimais, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part et Ensemble, c’est tout
Gerst Frédéric, Les Souvenirs du Jour
Gibbons Kaye, Ellen Foster, Une femme vertueuse
Grimbert Philippe, La Petite robe de Paul
Grimbert Pierre, Le Secret de Ji, Les Enfants de Ji et La Malerune

Hobb Robin , L’Assassin Royal, Le soldat chamane : La déchirure
Huang Beijia, L’école des Vers à Soies
Hugo Victor, Le Dernier Jour d’un Condamné
Huxley Aldous, Le Meilleur des mondes

Jerome Jerome K., Trois hommes dans un bateau
Joffo Joseph, Un Sac de billes, Baby-Foot

Kennedy Douglas, La Femme du Vème
Khadra Yasmina, Les hirondelles de Kaboul
Konopnicki Guy, Ligne 9
Kuroyanagi Tetsuko, Totto-Chan

Lee Harper , Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Le Callet Blandine, Une pièce montée
Lesbre Michèle , Le Canapé Rouge
Lessing Doris , Nouvelles africaines et Les Grand-mères
Lévy Marc, Où es-tu ?, Et si c’était vrai…
L’Homme Erik, Le Livre des étoiles
Lodge David, Changement de Décor

Machiavel, Le Prince
Montesquieu, Lettres persanes
More Thomas, L’Utopie

Nothomb Amélie, Cosmétique de l’ennemi, Hygiène de l’assassin

Ogawa Yôko, La piscine
Orwell George , 1984

Paasilinna Arto, Le lièvre de Vatanen
Page Martin, Comment je suis devenu stupide, On s’habitue aux fins du monde
Pancol Katherine, Les Yeux jaunes des crocodiles, Un homme à distance
Paris Gilles , Autobiographie d’une Courgette
Pennac Daniel, Comme un roman
Perutz Leo , Le Cavalier Suédois, Le maître du Jugement dernier
Poulin Jacques, La tournée d’automne

Rowling J.K, Harry Potter et les Reliques de la Mort

Sachar Louis, Le Passage
Sa Moreira Régis de , Le Libraire
Setterfield Diane, Le Treizième conte
Sizun Marie, La Femme de l’Allemand
Steinbeck John, Des souris et des hommes

Teulé Jean, Le Magasin des Suicides
Tolkien J.R.R , Bilbo le Hobbit
Tropper Jonathan, Le livre de Joe

Vargas Fred, Pars vite et reviens tard
Voltaire, Candide

Weisberger Lauren, Le diable s’habille en Prada

Zola Emile, Au Bonheur des Dames

Inclassable
Le Roman de Renart
Mémoires d’une femme de qualité sur le Consulat et L’Empire
Raphaël Drommelschlager et Tony Valente, Les 4 Princes de Ganahan


L’odyssée de Pénélope de Margaret Atwood

juin 17, 2008

Quatrième de couverture :

Depuis toujours nous étions tous deux, de notre propre aveu, des menteurs émérites et éhontés. ” Ainsi Pénélope évoque-t-elle le couple qu’elle formait avec Ulysse - Pénélope qui, comme son époux, recourut à la ruse et à l’artifice pour sauver sa vie.
Selon Homère, Ulysse à son retour de Troie massacra tous les prétendants à son trône qui, en son absence, avaient courtisé son épouse. Mais il fit aussi pendre les douze servantes de Pénélope qu’il accusa de l’avoir trahi. Dans cette relecture originale du mythe grec que nous propose Margaret Atwood, Pénélope, hantée par la mort de ses servantes, raconte depuis les Enfers sa propre version de l’histoire, celle d’une femme, d’une épouse, d’une mère et surtout d’une reine bien plus lucide et plus forte que ce que les hommes ont voulu croire jusqu’à aujourd’hui.

Mon avis :

Tout le monde connait les grandes lignes de l’Odyssée et les exploits du héros au cheveux roux, inventeur du fameux cheval de Troie qui offrit la victoire aux grecs. Mais Margaret Atwood nous propose ici de revivre cette aventure d’un point de vue original : celui de Pénélope, la femme d’Ulysse.

Pénélope va se pencher sur son passé depuis les Enfers, dans le jardin d’asphodèles. L’auteur réinvente l’histoire à sa manière, avec un humour noir et grinçant. Ulysse n’est pas aussi malin que le laisse croire le récit d’Homère, et Pénélope est loin d’être une femme naïve.

Un nouvelle aperçu de l’histoire d’Homère, moins glorieux certes, mais tout aussi intéressant.


Antigone de Henry Bauchau

juin 16, 2008

L’histoire commence après la mort d’Œdipe, personnage mythologique que je vous présenterais en quelques mots : alors qu’il n’était pas encore née, un devin prédit à son père Laïos, roi de Thèbes que l’enfant tuerait son père et épouserait sa mère. Une prophétie que Laïos ne souhaitent pas voir réalisé, et il décide de tuer Œdipe à sa naissance. Mais l’enfant sera sauvé et recueillit. Par la suite la prédiction du devin se réalisera (je vous passe les détails). Œdipe épousera sa mère, Jocaste, et aura 4 enfants, Antigone, Ismène et surtout les deux jumeaux aînés : Polynice et Etéocle.

En découvrant ce la réalité, Jocaste se suicidera et Œdipe se crèvera les yeux. Aveugle il va partir errer sur les routes accompagné d’Antigone qui a alors une dizaine d’année.

Le roman va nous narrer le retour d’Antigone à Thèbes. Elle souhaite empêcher la guerre que se livre ses deux frères : Polynice et Etéocle pour le trône. Ils devaient au départ gouverner l’un après l’autre, un an sur deux. Mais Etéocle en prenant la couronne a ensuite refuser de la rendre à son frère. La guerre est alors déclaré entre les deux frères.

C’est un récit très beau et très profond que nous livre ici Henry Bauchau. Cela m’a donné envie de plonger dans l’univers de cet auteur que je ne connaissais pas du tout.


Nouvelles africaines de Doris Lessing

juin 10, 2008

Il est rare que je me lance dans des recueils de nouvelles, mais là j’avais envie de découvrir Doris Lessing et c’est ce livre qui m’a attiré sur l’étagère de la bibliothèque. Il est composé de neufs nouvelles :

 - Le vieux chef Mshlanga
- Le soleil se lève sur le veld
- Pas de sorcellerie à vendre
- La seconde hutte
- Le fléau
- L’arrivée des De Wet à Kloof Grange
- Le petit Tembi
- La ferme du Vieux John
- George le Léopard

Dans chacune de ces histoires, Doris Lessing nous fait peu à peu découvrir la Rhodésie en 1970, une époque où le pays est gouverné par ce fléau qu’est le racisme : les Blancs gourvernent et les Noirs sont esclaves.

Rapidement, l’auteur plante ses personnages, et on plonge dans une de ces petites scènes de la vie. Doris Lessing raconte le tout avec simplicité et subtilité.

C’est tout simplement beau et on prend le temps après chaque nouvelle de laisser décanter l’histoire avant d’entamer la suivante, toujours avec le même plaisir.